Attaque terroriste à San : une caserne militaire cible des djihadistes au Mali
sécurité

Attaque du JNIM au Mali : une caserne de San visée par des djihadistes

Dimanche matin, une attaque d’envergure a frappé une position militaire dans la localité de San, située au centre du Mali. Au moins dix soldats ont perdu la vie lors de cet assaut revendiqué par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), branche affiliée au réseau Al-Qaïda. Des sources locales confirment des pertes humaines au sein des forces armées maliennes, bien que les chiffres exacts restent à préciser. « Des pertes ont été enregistrées côté ami, mais nos forces ont repris le contrôle du secteur », a déclaré un responsable militaire sous couvert d’anonymat.

Un assaut perpétré dès l’aube et rapidement maîtrisé

Les premiers échanges violents ont débuté vers cinq heures du matin, selon les témoignages des riverains. « Ce fut une attaque terroriste d’une rare intensité. Les détonations et les tirs nourris ont duré plusieurs heures avant que le calme ne revienne », raconte un habitant de San. L’état-major des Forces armées maliennes (FAMa) a, pour sa part, qualifié l’événement de « tentative d’intrusion sur l’enceinte militaire de San », précisant que l’armée avait déployé une riposte immédiate et efficace pour contrer cette menace.

Soldats malien en patrouille après une attaque terroriste

Le JNIM revendique fermement l’opération meurtrière

Dans un communiqué diffusé en début de journée, le JNIM a revendiqué la responsabilité de l’attaque. Le groupe déclare avoir « pris le contrôle total d’une caserne de l’armée malienne à San, en région de Ségou ». Cette annonce intervient moins d’un mois après une autre attaque d’ampleur ayant coûté la vie à une cinquantaine de militaires au nord du pays, lors d’un assaut combiné mené par le JNIM et le Front de Libération de l’Azawad (FLA).

Un contexte sécuritaire toujours plus fragile au Mali

Depuis plus d’une décennie, le Mali est en proie à une crise multidimensionnelle, marquée par la montée en puissance de groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique, ainsi que par l’émergence de milices communautaires et de factions touarègues indépendantistes. Cette instabilité sécuritaire s’accompagne d’une crise économique persistante, exacerbant les tensions sociales. Depuis les deux coups d’État survenus en 2020 et 2021, le pouvoir est exercé par des militaires qui avaient promis de rétablir la sécurité et de préserver l’intégrité territoriale du pays.