Algérie et Niger : une alliance stratégique pour transformer la santé publique

L’Algérie et le Niger franchissent une nouvelle étape dans leurs relations bilatérales. Lors de la deuxième session de la Grande Commission mixte, les deux nations ont réitéré leur engagement à consolider leur coopération dans le secteur médical. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de bâtir un partenariat solide et pérenne, comme l’a souligné un communiqué officiel du ministère de la Santé.

Une concertation approfondie entre les deux ministères

En marge des travaux tenus à Niamey, le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a rencontré son homologue nigérien, Garba Hakimi. Cet échange a permis de mettre en lumière la profondeur des liens fraternels entre Alger et Niamey tout en explorant des axes de développement mutuel. Les discussions ont porté sur l’évaluation des accords actuels et les opportunités futures pour les populations des deux pays.

Priorité à la formation et aux spécialités de pointe

Le renforcement des compétences techniques est au cœur de cet accord. Les deux délégations ont insisté sur :

  • Le perfectionnement des professionnels de santé (médicaux et paramédicaux).
  • Le développement de la transplantation rénale.
  • L’expansion de la télémédecine pour faciliter l’accès aux soins spécialisés.
  • L’amélioration globale de la prise en charge des patients.

Jumelage hospitalier et lutte contre les maladies tropicales

L’un des points forts de cette rencontre concerne la promotion des projets de jumelage entre les établissements hospitaliers des deux États. L’objectif est d’accompagner la modernisation des infrastructures sanitaires et d’optimiser la prévention contre les pathologies régionales.

À cet égard, la création d’un centre dédié à la surveillance des maladies tropicales dans la wilaya de Tamanrasset a été évoquée comme une priorité stratégique. Enfin, la numérisation du secteur a été largement discutée. Les ministres ont souligné la nécessité d’intégrer des outils numériques performants pour moderniser la gestion des systèmes d’information et garantir une meilleure gouvernance sanitaire.